28/08/2008

Songe d'une nuit d'été 2070

Songe d’une nuit d’été 2070

 

Le dernier minaret, installé sur l’île flottante des Pâquis, est la fierté de la Cité Mohammed , appelée d’antan Calvin, et fait ombre au pont à hauban Ali Mouammar, reliant les deux rives. Visible de partout par temps clair, surplombant le jet d’eau coloré de bons 500 m, son image a fait le tour du monde. Ce n’est point étonnant, puisque la tour, la plus chère de l’histoire, a été entièrement construite avec les lingots d’or de la banque Hélvetor.

 

A l’instant, émergent de la brume mauve, il me fait un clin d’œil, tandis que la bise porte à mes oreilles la voie monocorde du muezzin, appelant à la 5e et dernière prière de la journée. Ah, nous sommes jeudi. Youpiiiééé, demain journée sacrée, nous irons tous à la mosquée.

 

Liberté oblige, le Grand-Conseil a consenti, pour être gré aux minorités, les samedis et dimanches congés indemnisés. Toutefois, au grand dam de ces minorités, la réintroduction de la sonnerie des cloches des quelques églises orphelines a été refusée, soi-disant pour ne pas être à porte-à-faux avec les Confédérations mondiaux.

 

Geneva-town   31-08-2070     Bruno Mathis 

Geneva-town  31-08-2070           Bruno   l’utopiste   

 

                           

 

10:45 Écrit par Etoile de Neige dans Culture | Tags : bruno mathis, du sommet des acacias | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Cher Bruno,

Je viens de me rendre compte de qui se cache derrière les commentaires, très beaux, d'ailleurs, si ma mémoire est bonne, cet article, vous me 'aviez publié à titre de commentaire.

Bien à vous, (enchanté)

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 28/08/2008

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