13/11/2009

Carmina née Burana

Hier soir, j’ai été séduit par la belle au bois dormant:  Carmina, née Burana, dans le « lit douillet » du Victoria-Hall.


 

La sensuelle séductrice n’est pas à son premier coup d’essai, puisque cette année elle a déjà réussi ses ébats à 4 reprises. Demain soir ce sera le nirvana et je serai au 7e ciel. Oui, d’après l’applaudimètre, qui a risqué de voler en éclat, j’ai réussi (lire nous avons réussi notre) ma répétition générale. Il n’y a pas de raison pour faire encore mieux demain soir. En tout cas la volonté et l’enthousiasme des deux cents passionnés y sera !

Venons aux choses sérieuses :

Carmina Burana, cette magnifique œuvre du compositeur munichois Carl Orff (1895-1982), chansons et poèmes d'un manuscrit  du XIIIe siècle du monastère de Beuren, publié par Johann Andreas Schmeller, connu spécialement par la fabuleuse ouverture « O Fortuna » (voir sous Google « O Fortuna » et « Carmina Burana »),

« O Fortuna, vélut luna, statu variabilis, semper crescis, aut descris » (oh fortune, comme la lune, tu es variable, toujours croissante et décroissante …)

composé en 1935-6, a été présenté :

- en janvier 2009, la version orchestre de cuivre (Cathédrale de Genève

- en mai 2009, la version orchestre symphonique (Victoria-Hall)

- en juin 2009 répétition lors de la fête de musique (Victoria-Hall)

- et hier, la version originale : deux pianos à queue et ensemble de percussions.

Les trois cœurs : La Chorale des Eaux-Vives, Les Califrenzies de Collonge-Bellerive et l’Echo d’Onex, accompagné par une chorale d’enfants de l’Arve et du Lac, soit 200 choristes, se sont unis pour présenter un unique concert au Victoria-Hall à Genève, d’après les mélomanes une des plus prestigieuses salles du monde !

Le directeur genevois Franz Josefovski, né d’un père viennois et d’une mère suisse, entouré par les solistes bien connus :

Sophie Graf (soprano), Suisse, Ecosse, Belgique, France, Japon etc.

Michel Brodard (baryton), Suisse, Europe, Pologne, Argentine etc.

Thierry Dagon (contre-ténor), Suisse, Europe, Hongrie etc.

Isabelle Longchamp (pianiste), enseigne cet instrument à l’instut Jacques-Dalcroze

Victoria Slaboszewicz (pianiste), a commencé l’étude du piano à l’âge de 6 ans avec Franz Josefovski, comme Louis Schwitzgebel.

et l’ensemble de percussionnistes de Nicolas Curti,

a sans aucun réussi un coup de maître. La preuve, avec la patience, l’humour et le professionnalisme, il est parvenu à nous - amateurs - élever à de niveaux insoupçonnés. Merci Franz !

L’évènement principal aura lieu demain, samedi 14 novembre 2009 à 20.30 h, à guichets fermés. S’il y a quelques désistements, hâtez-vous, les places sont chères (les billets étaient vendus entre 20 et 35 francs et ont trouvé très rapidement preneur).

L’œuvre de Carl Orff

est fondé sur 24 poèmes médiévaux tirés d'un recueil appelé Carmina Burana. Ce nom signifie littéralement: "Poèmes de Beuren" ou "Chants de Beuren", en référence au monastère de Benediktbeuren, où ont été trouvés les manuscrits.

Orff entra en contact avec ces textes pour la première fois dans Wine, Women, and Songs, publié par Jonh Addington Symond en 1884, qui incluait une traduction en anglais de 46 poèmes du recueil. Michel Hofmann, un jeune étudiant en droit et amateur de latin et de grec, a aidé Orff à sélectionner et organiser 24 de ces poèmes afin de former un livret.

Le livret contient donc des textes en latin, moyen haut allemand et très vieux français. Les sujets, profanes, dont il traite sont nombreux et universels : la fluctuation constante de la fortune et de la richesse, la nature éphémère de la vie, la joie apportée par le retour du printemps, les plaisirs de l'alcool, la bonne chère, le jeu, la luxure, etc. Quelques rares poèmes ont une notation musicale schématique en neumes, mais Orff ne s'en est pas inspiré : cette notation lui était-elle étrangère, ou bien pensait-il que la musique du Moyen Âge n'intéresserait pas son public ? Ce n'est que depuis 1950 environ que l'on s'est intéressé à redécouvrir les musiques du Moyen Âge, malgré les tentatives de musiciens comme Jacques Chailley et la résurrection du grégorien par l'Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, leurs interprétations et leurs instruments, grâce notamment aux musiques ethniques de tradition orale.

Onex, le vendredi 13 novembre 2009 Bruno Mathis

180px-CarminaBurana_wheel.jpgAfficher l'image en taille réelleCarl Orff (1895-1982)

 

19:40 Écrit par Etoile de Neige dans Genève | Tags : etoile de neige, bruno mathis | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

EdeN, merci pour cette très belle présentation qui donne envie!

Écrit par : hommelibre | 13/11/2009

Merci hommelibre pour ce beau compliment. J'ai subi des critiques de ma douce moitié au sujet du "lit douillet". Voilà ce que c'est, quand on veut faire de l'humour bon marché. Avec le sentiment du bien fait, je vais pouvoir dormir paisiblement sur mes 2 oreilles. Buenas noces EdeN

Écrit par : Etoile de Neige | 13/11/2009

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