24/12/2009

Le ski ce merveilleux objet nommé désir

Le ski est un sport merveilleux. Bien qu’onéreux, il est très sain, mais … non dépourvu de dangers.


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Disons d’emblé, le ski est ma passion. Presque né sur des douves de tonneau, je l’ai pratiqué dès ma tendre enfance sous toutes les formes et en ai suivi toute l’évolution technique. Plus j’ai grandi, plus les skis ont rapetissé et plus ils sont devenus sûrs et maniables. Grâce à la compétition les progrès se sont également étendus aux souliers et fixations, ainsi que sur la préparation des pistes. Ceci a permis l’éclosion d’une nouvelle industrie, celle de l’or blanc.

Avec les améliorations, tout plaiderait donc pour moins d'accidents, mais les pistes sont devenus trop faciles, trop chargées, des autoroutes blanches !

Comme sur la route, le ski est soumis à des règles de bonne conduite. En les respectant, il n’est pas plus dangereux que faire de la trottinette. Avec le retour de l’hiver, nous constatons malheureusement de trop nombreux accidents évitables et il est vivement recommandé de se munir d’un casque vu les pistes préparées en autoroute, nous invitant à avaler les pentes à tombeau ouvert.

On ne peut assez souvent le répéter, il faut une bonne préparation physique avant saison, un échauffement adéquat avant de se lancer dans une descente et respecter les 10 règles élémentaires de la FIS (affichées à de nombreux endroits, dont les Offices de Tourisme et Ecoles de ski). J’aimerais citer, à mes yeux, les 4 principales :

1) ne pas mettre autrui en danger ou lui porter préjudice

2) adapter son comportement et sa vitesse à ses capacités et aux conditions

3) respecter les sportifs avals

4) stationner au bord de la piste ou à des endroits avec visibilité

Quant au hors-piste, JAMAIS SEUL, il vaut mieux se renseigner auprès des pro et, en plus d’être bien équipé (DVA etc.), suivre leurs conseils.

Mauvaises idées reçues :

Ce n’est pas le niveau 5 (max.) qui provoque le plus de morts, mais le 3, car aux niveaux 4 et 5 les avalanches se déclenches seules.

La forêt protège: faux, à moins que les arbres soient tellement serrés que même les randonneurs ne peuvent pas passer.

Des traces visibles indiquent qu’on peut se lancer en toute sécurité: faux.

S’il a peu neigé, pas de danger: faux, car le vent peut avoir déporté la neige.

Enfin, il convient de renoncer en cas de doute, et de se rappeler que l’hélicoptère ne peut pas se poser partout.

La chance de survie dans une avalanche est de 15 à 30 minutes et il ne faut pas trop compter sur l’hélico pour sortir une personne vivante !

Il y a trop d’imprudences et accidents, coûtant chers aux proches et à la collectivité;

La vie est bien trop précieuse pour être sacrifiée sur l’autel du plaisir et de la gloriole.


Ne devrait-on pas créer une milice de surveillance et punir ces « rowdies des pistes/hors pistes », en les obligeant à suivre un cours de formation payant ? Beaucoup d’accidents et de drames pourraient ainsi être évités.

Pour clore, sachez que la première et la dernière descente sont toujours les plus dangereuses (absence de « warm up » et présence de fatigue et que l’alcool est mauvaise conseillère).

 

 

16:05 Écrit par Etoile de Neige dans Sports | Tags : etoile de neige, bruno mathis | Lien permanent | Commentaires (0)

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